Un client passe un coup de téléphone. Il explique la situation : sa soeur organise une grosse fête pour ses fiançailles à Rombas. Tout est calé, DJ compris… sauf qu’il y a un hic. Le DJ ne reste que jusqu’à 2h, et surtout, il ne souhaite pas laisser son matériel. Donc, après 2h, on va se retrouver sans matériel adapté pour le reste de la soirée… et comme le disent la plupart des hiboux : pas chouette…
Entre deux tournées d'installation de matériel et un concert à gérer, ce week-end fût relativement bien rempli. Cet article est la 1ᵉ pièce d'un petit triptyque, d'un marathon sonore :
- 🎮 Salon du Geek à Saint-Avold
- La location d'une sono pour la salle des fêtes Rombas (vous y êtes)
- La sonorisation du concert de The Last Idiots au Shamrock Pub
Le client – Benoît – me confie : « J’ai pensé à toi parce que quand t’avais mis en place le système de sonorisation pour la soirée de Mickaël à Secourt, j’étais là, j’ai mixé dessus et franchement… ça envoie. Et c’tait régal que de pouvoir jouer sur un tel système. »
Bonnes notes j’en prends. On va faire en sorte que la soirée se passe bien 😉
Discutons de l’équipement
Très vite, on parle des besoins. Benoît me précise qu’il compte également mixer une partie de la soirée, qu’il prendra le relais du dj une fois ce dernier parti. Il aimerait donc pouvoir disposer de retours de scène. Aucun souci de ce côté, je lui propose deux petites enceintes actives RCF 8 pouces MK5. Simples, efficaces.
Côté sono principale, il hésite entre deux packs : le système son 1200w 10X210T et le système 2000w 12x212M Stack. Je lui annonce que les deux sont bons mais pas comparables en terme de rendement et de pression. Je lui explique, objectivement, sans pousser à la dépense, sans forcer à la vente (ouais, on n’aime pas faire ça, on trouve ça vilain) : vu la taille de la salle, le nombre d’invités et le style de musique que tu comptes diffuser, autant partir sur le système de Sono 2000w 12x212M. Mais ce n’est qu’une proposition et le choix lui revient, bien évidemment.
Finalement, nous décidons de convenir d’un rendez-vous IRLAcronyme de « In real life », dans la vraie vie. pour discuter tout ça (et il a bien fait, c’est clairement le moyen le plus sûr, le plus efficace et le plus rapide pour tout caler propre). Une fois passé à la boutique, j’en profite pour lui montrer les deux types de caissons de basses. Et là, Benoît comprend vite : les caissons de basses en 10 pouces, eh bien, ce n’est pas le même calibre que celles en 12 pouces. La taille de caisse, la profondeur, le rendemant final, ça change tout. Résultat : il opte judicieusement pour le Pack de sonorisation 2000w 12x212M STACK. Il appose sa griffe, c’est validé.
Jour J : direction le Centre Jean Burger
Il est 13h et j’enfourche le cheval d’acier direction Rombas. Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas l’adresse exacte de la salle avec moi. Bon, pas bien grave, il y aura sûrement quelqu’un qui se promène dans Rombas pour renseigner. Du moins, espérons-le… la foi gardons ! Je finis, après m’être trompé de salle mais après avoir rencontré de sympathiques muciens qui s’y produisaient et qui ont pu me renseigner, par trouver le Centre Socio-Culturel Jean BURGER.
Décidément, les déchargements « dans de bonnes conditions », ça devient une denrée rare. Et cette salle ne déroge pas à la règle. L’entrée donne directement sur un trottoir, pile en face d’un passage piéton, avec une rambarde en métal qui oblige à faire le tour. Pas de place de livraison prévue (même si Benoît avait, en toute bienveillance, prévu une placounette). On gêne un peu la circulation mais bon… pas trop le choix.

Heureusement, Benoît et le futur fiancé se portent volontaires pour m’aider à décharger les éléments. Ça accélère un tantinet le processus… merci =)
Une petite salle de spectacle pas mal du tout
À l’intérieur, c’est une belle salle rectangulaire avec des balcons suspendus et, surtout, une scène fixe, large, bien conçue. Pas mal !
Et comme Benoît a été super cool (il m’a apporté du soleil au moment où il y en avait le moins), arrangeant et confiant malgré mes « petits » retards, j’ai décidé de lui faire un petit cadeau en retour : upgrade de dernière minute.
Au lieu des caissons en 12 pouces, il aura droit à la version stack avec caissons en 18 pouces : le système 3000W 12x218M. C’est la maison qui régale.
Installation rapide, résultats costauds
Je place le système sur scène : deux stacks de 1500w au sol, de parts et d’autres de la scène, les deux petits retours RCF, la table multipiste sur scène… (initialement prévue, elle sera remplacée par une Soundcraft MFXi 20 pistes, faute d’alternatives), et toute la câblasse nécessaire.

Tout est calé en 45 minutes top chrono (pas le temps de trop traîner, je suis attendu au Shamrock Pub à Thionville).
On teste. Le sol vibre.
Les basses grondent, la salle résonne, la pression acoustique est palpable. Benoît a les yeux qui brillent. Il a hâte de se coller derrière les platines. Mais malheureusement pour lui, il lui faudra de patience preuve faire: c’est le DJ « officiel » ouvre le bal…

Un petit moment de pause
Avant de repartir vers les contrées Thionvilloises, Benoît m’offre un godet accompagné d’un petit cannelé au chocolat maison (merci Mamie ! ). Nous trinquons à nos santés. Ce sont ces petits moments-là qui rendent l’énergie allouée à l’entièreté de la chose aussi chouette (et ça ravigote aussi ! Indéniablement !)
Je lui donne les derniers conseils basiques d’usage : comment allumer/éteindre proprement le système, ce qu’il faut éviter de tripatouiller et ce qu’il peut bidouiller si le désir s’en fait sentir.
Nous immortalisons le moment avec une photo du futur fiancé devant la sono. Pouce levé, sourire vissé au visage.
Je remballe mes effets personnels et je m’apprête à filocher.

Une coccinelle qui me suit
En sortant, une boîte aux lettres capte l’attention de mon regard. Deux autocollants coccinelle. Fichtre, encore elle… Elle me suit, cette coccinelle. Comme une idée fixe…
Je souris (et immortalise en prenant une image). Une pensée à son canard par la même occasion .
18h, j’suis dans l’étang. Je lève l’ancre vers Thionville, vers le Shamrock Pub…

Retour sur expérience
Le lendemain, retour pour la récup’ du matériel. Tout s’est manifestement très bien passé. Benoît me dit : « C’était ouf. Merci pour l’upgrade ! » Le DJ, lui, a halluciné quant au matériel mis en place également. Bon, il n’a pas (je ne pense pas) cité PHENIX EVENT sur ses réseaux, mais ça, de toute façon, on s’en tamponne clairement le coquillard avec un tibia de langouste (et en réalité, il n’y a que les Mickey Trump, les Last Idiots et les Redneck Roots Band qui le font/l’ont fait – combo x3). On sait que c’était estampillé PHENIX EVENT. Et on a les images 😉 .
Le démontage se fait sans stress. Benoît et son futur beau frère me refilent gentiment la main pour recharger tous les éléments dans le minibus. Il me laissera d’ailleurs un super avis par la suite (presque un roman — et j’adore ça).
On se quitte avec un sourire et une sincère poignée de main suivie d’un « à bientôt ».
Il cliquète 14h à la tocante. Niveau timing, on est juste. Direction le dépôt pour vider le minibus et on filoche enchaîner le démontage au Salon du Geek à Saint-Avold (mais ça, comme qui disait Gérard Blanc, c’est une autre histoire…).
Si tu as eu l’honneur de participer à cette soirée, comment as-tu trouvé le son ?! C’était propre ou c’était nul ? N’hésite pas à donner tes impressions 😉
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Comme ça on voit si l'auteur peut continuer à sortir ses pâtés ou pas...





